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Investir : Le Groupe SARRO vient d’organiser le Salon du Patrimoine. Entretien avec Patrick SARRO, gérant associé. N’est ce pas anachronique de parler de patrimoine en période de crise ? On sait qu’il y a une crise, on la connaît. Parler de conseil en patrimoine ne signifie pas que nous sommes des kamikazes. Nous tenons compte de ce qui se passe, même si, effectivement, on constate une collecte en assurance-vie qui est moins bonne. Qui peut être, aujourd’hui, intéressé à se constituer un patrimoine ? Il y a deux catégories de personnes. Celles qui possèdent déjà un patrimoine et qui recherchent des conseils pour optimiser ou adopter une nouvelle stratégie. Et puis ceux, plus jeunes, qui en sont à leur première activité professionnelle et qui ambitionnent de s’en constituer un. Y a-t-il encore assez d’argent de côté pour se lancer dans la constitution d’un patrimoine ? Il y a, c’est une évidence, des personnes touchées par la crise.Cependant, il y a aussi des personnes qui avaient un patrimoine avant la crise, qui ont pu sortir de la bourse et ont effectué des placements dans le monétaire, des SICAV notamment. Ces gens-là sont à l’écoute d’un certain nombre de choses, des investissements sur le moyen et long terme. Pour arriver à regagner ce qu’ils ont perdu ou pour augmenter ce qu’ils ont. Ce sont donc des personnes qui disposaient déjà de biens et qui réorientent leurs placements en fonction de la conjoncture. Un patron dont l’entreprise fonctionne bien et qui doit la vendre est toujours à l’écoute de choses nouvelles sur le plan fiscal. Mais cela touche une faible frange de la population ? Les gens qui viennent nous voir ne sont pas tous des millionnaires en euros. On peut démarrer une épargne et la constitution d’un patrimoine avec 100€ par mois ! Y a-t-il des transferts dans les investissements ? La grosse peur a eut lieu il y a environ un an, lorsqu’on était vraiment au plus bas de la bourse. Les gens ont alors procédé à des arbitrages, pour sécuriser encore plus leurs investissements. Aujourd’hui, la tendance est de sécuriser les trois quarts de ses placements. On a observé des passages à une sécurisation à 100% des contrats assurance-vie, qui représentent 75% de contrats des Français. Et la pierre, l’immobilier ? Cela a été le cas sur les deux dernières années, un peu moins ces derniers mois. L’année 2009 sera par contre une année exceptionnelle en matière d’investissements destinés à de la défiscalisation dans l’immobilier. On présente pourtant cette région comme pauvre ? C’est vous qui dites que la région est pauvre. Il y a certes, un taux de chômage au-delà de la norme nationale. Mais nous sommes encore loin d’avoir épuisés tout le potentiel de richesses sur l’agglomération montpelliéraine. Où se situe la richesse ? Dans le secteur tertiaire, les services. On en a aussi dans l’agriculture. Les professions libérales, qui passent souvent en société. Et puis on a de très belles PME dans la région. Quel est le montant moyen investi chez vous ? Nous sommes sur une base supérieure, en moyenne, à 100 000€. Recueilli par Karim MAOUDJ Le Groupe SARRO dont le siège social est à Saint Jean de Védas, est spécialisé dans la stratégie patrimoniale et dans l’investissement immobilier et financier. |